Sélectionnez une page

Les enquêtes sur la consommation alimentaire des Vegan

Les sources fiables et objectives sur la consommation alimentaire réelle des vegans sont peu nombreuses. Alors, comment savoir ce que consomme un vegan ?

Pour répondre à cette question, nous avons retenu deux enquêtes fiables et sérieuses :

  • L’enquête EPIC : L’université d’Oxford a étudié les comportements alimentaires quotidiens de 65 500 personnes pendant 2 ans (dont 18 900 vegans) (Key et al -2006 -health effects of vegetarian & vegan diets).
  • L’enquête 2012 de Peter Clarys et al (Université Libre de Bruxelles: : en accord avec l’EVA – Ethical Vegetarian Alternative) portant sur 1475 personnes Vegan et Omnivores.

Oxford Epic : consommation quotidienne par categorie (extrait)

Univ Bruxelles
Consommation quotidienne

Sur la base de ces deux études scientifiques, on peut observer que les régimes vegan possèdent quelques avantages par rapport à des régimes omnivores classiques.

La liste ci-dessous regroupe les différences marquantes entre les deux régimes.

  • Un meilleur Indice HEI-Healthy Eating Index- (index qui mesure la qualité globale de l’alimentation, voir par exemple à ce sujet : http://www.credoc.fr/pdf/Rech/C158.pdf).
  • Une meilleure consommation de fibres.
  • Un apport en protéines inférieur, suffisant en moyenne pour couvrir les besoins quotidiens, cependant l’observation des variations individuelles montre qu’environ 1/3 des vegan ont une consommation inférieure aux besoins quotidiens.
  • Un déficit en Vit B12 significatif.
  • Des apports moyens insuffisants en Calcium . Avec les variations individuelles, cela signifie aussi que 30 % des vegan ont des apports très insatisfaisants en Calcium et cette insuffisance représente un risque pour la santé.
  • Le paradoxe du Fer : les vegan ont des apports en Fer supérieurs aux Omnivores et théoriquement suffisants.

    Cependant si on tient compte de la faible assimilation du Fer non hémitique (en moyenne moins de 10% des quantités ingérées), la quantité de Fer réellement disponible pour l’organisme est difficile à estimer. Raisons pour lesquelles :

    • Un apport supplémentaire en fer équivalent au VNR est une précaution raisonnable
    • Un contrôle sanguin annuel du taux de fer est très conseillé